• A Vanille et Café

    Après la Plantation Grand Café qui fait la culture de la banane et et pas du café, nous allons visiter l'exploitation Vanibel qui fait surement de la la vanille. Bon le nom est celui du premier propriétaire. La production principale est le café. Mais il y a aussi un peu de vanille.

    La plantation est située à 400 mètres d'altitude au dessus de Vieux-Habitants et cela grimpe bien pour y arriver. Au dessus, il y a parait-il la Soufrière que nous ne verrons jamais.

    Vanibel est aujourd'hui une exploitation agricole familiale qui pratique une agriculture plus que raisonnée. La visite est passionnante car l'exploitant brosse le tableau de l'évolution de la production du café et de la vanille en Guadeloupe. Ici nous ne sommes pas en plaine comme pour la bananeraie précédente et nous grimpons (un peu) pour aller au sein de la plantation.

    Clairement on est ici en milieu tropicale avec une végétation luxuriante.

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     On ne s'aperçoit pas tout de suite que nous sommes parmi les caféiers.

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     Il y a des caféiers mais noyés parmi des bananiers et des cacaoyers.

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     D'ailleurs voici une fleur de caféier qui donnera une petit cerise, qui donnera après traitement le café.

    A Vanille et Café

     Pourquoi cette "jungle"? Le café pousse normalement en altitude, comme nous l'avions vu à Cuba. Mais ici à 400 mètres, il peut se développer grâce à l'ombre que lui procurent notamment les bananiers. L'exploitation ne fait qu'une dizaine d'hectares en terrain montagneux et travaille écologiquement pour faire du développement durable. Donc pas de pesticides et recherche de la biodiversité.

    La Guadeloupe produisait il y a un siècle 6000 tonnes de café et n'en produit plus qu'une quinzaine de tonne très loin de sa consommation propre. La canne à sucre qui a un cycle d'un an ou la banane qui a un cycle de 9 mois sont beaucoup plus rentables que d"élever des arbres (café, cacao) qui mettent plusieurs années à produire alors qu'un cyclone peut les ravager.

    L'exploitation fait aujourd'hui un café arabica de haute qualité grâce à la qualité du sol, à la sélection des espèces, au climat chaud et humide (environ 4 mètres d'eau, à la Soufrière 12m et à Grande Terre moins d'un mètre), une récolte à maturité manuelle. Il est commercialisé en commerce équitable chez Malongo, labellisé café de Guadeloupe). Sa haute qualité lui permet d'être vendu six fois plus cher que le cours officiel.

    Au cours de la visite on apprend tout sur les étapes de la production du café en passant des installations historiques aux installations actuelles. La cerise étant récoltée, il faut rapidement la dépulper, puis la mettre à fermenter 48 heures pour développer les arômes, laisser sécher le tout pendant un mois au soleil et enfin enlever la dernière enveloppe du noyau. Plus tard ce grain sera torréfier avant d'être consommé.

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    Vient ensuite le tour de la vanille. Si le café ça paye, la vanille ça eût payé.

    La vanille est une orchidée liane qui s'accroche aux arbres. La fleur donne une gousse bien connue. Son origine est quelque part en Amérique Centrale. Ailleurs, pendant des siècles il a été impossible d'obtenir des gousses. En fait la fécondation de la fleur verdâtre-blanchâtre ne peut se faire qu'avec l'aide d'une abeille spécialisée, elle même aimant les mariachis et le guacamole (sans doute) car elle ne vit qu'au sud du Mexique. Il fallut attendre le 19ème siècle pour qu'un esclave réalise à la Réunion (autrefois Ile Bourbon) une fécondation manuelle. A partir de ce moment là, la production mondiale de vanille a explosé notamment à la Réunion et aux Antilles Française. Les planteurs français exportèrent leur savoir faire à Madagascar qui est le premier producteur mondial. Dans les Antilles la production a quasiment disparue car par rapport à la production de la banane, il y a un cout d'immobilisation et de personnel trop important. A Madagascar le facteur main d'œuvre n'est pas un problème.

    En effet la fleur ne vit que quelques heures tôt le matin. Il faut donc la féconder délicatement à l'aide d'une petite tige pendant cette période. Toutes les fleurs n'apparaissent pas au même moment, il faut donc passer et repasser. Cela nécessite une grosse main d'œuvre pendant deux trois heures par jour plusieurs semaines quand il ne pleut pas. Pas simple comme CDD. Pour obtenir des gousses parfumées le processus naturel n'est pas satisfaisant, il faut faire subir à la gousse des traitements lourds, précis et longs: échaudage, étuvage pendant une douzaine d'heures, séchage pendant plusieurs semaines au soleil et affinage pendant huit mois. Même si la vanille est une épice au coût très élevé, la rentabilité est difficile. A Vanibel, la production est artisanale et en fonctionne que parce que la production est familiale. Mais évidement, la production est très faible.

    A Vanille et CaféA Vanille et CaféA Vanille et CaféA Vanille et Café

    Au terme de la visite, la grand mère nous fit un bon café.

    La route du retour vers Bouillante ne posa pas de problème et nous eûmes droit à la pluie et aux arcs-en-ciel.

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